Michael Jordan est reconnu comme le plus grand joueur de tous les temps grâce à son intensité dynamique et sa compétitivité féroce.

Joe Dumars était l'adversaire direct de Michael Jordan chez les « Bad Boys » des Detroit Pistons. Plus petit que MJ, il s'imposait comme un défenseur sous-estimé, capable de traquer Jordan et de lui rendre la vie difficile.
Drafté en 18e position en 1985, Joe n'était pas un prospect très attendu. Pourtant, dès sa saison rookie, il s'imposa avec 9,4 points, 1,5 rebond et 4,8 passes décisives en seulement 23,9 minutes par match.
Avec Isiah Thomas, ils formaient l'un des meilleurs backcourts de la ligue, tous deux multi-All-Stars et MVP des Finales.
Protégés par une frontcourt agressive, ils remportèrent deux titres consécutifs.
Aujourd'hui, les jeunes le connaissent surtout comme dirigeant des Pistons, artisan de l'équipe de Chauncey Billups (deux Finales, un titre). Ils ignorent souvent qu'il fut un All-Star capable de scorer d'un côté et d'étouffer son vis-à-vis de l'autre.
Joe excellait sous pression : contrairement à beaucoup, ses stats grimpaient en playoffs. Il fut MVP des Finales 1989.
Carrière : 16,1 points, 1,8 rebond, 3,5 passe décisive de moyenne.
Michael Jordan lui-même le désigna comme son défenseur le plus coriace.

Né à New York, Michael Jordan affronta ironiquement l'un de ses rivaux les plus tenaces chez les Knicks.
John Starks était son homologue chez les Knicks, avec des duels intenses dans les années 90.
Leurs parcours s'opposaient : MJ, superstar de UNC draftée 3e en 1984 par les Bulls ; Starks, undrafted en 1988, signe un contrat à Golden State, puis explose chez les Knicks.
Sa rookie season fut modeste (4,1 points, 1,1 rebond, 0,8 passe), concurrencé par Mitch Richmond.
Il devint un défenseur acharné et un sniper à trois points.
Imprévisible, confiant, idole des fans, il trash-talkait tout le monde, de MJ aux role players.
Il mena les Knicks en Finales NBA, perdant face aux Rockets.
Carrière : 12,9 points, 2,5 rebonds, 3,6 passes. Recordman Knicks à trois points (982).

Magic était une idole de Jordan enfant, qui suivit son match NCAA contre Larry Bird.
Gagnant partout : lycée, université, NBA.
Magic impacta immédiatement la NBA, sans phase d'apprentissage.
En tandem avec Kareem Abdul-Jabbar, il initiait l'attaque pour le Shaq du centre. Rookie stats : 18 points, 7,7 rebonds, 7,3 passes, 2,4 interceptions.
Naissance des « Showtime Lakers ».
La NBA en crise profita de sa rivalité avec Bird, boostant finances et popularité.
Même vieillissants, les Lakers atteignirent les Finales face aux Bulls. Vol du Game 1, puis sweep par Chicago.
Magic passa le flambeau à MJ : nouveau shérif en ville.
Carrière : 19,5 points, 7,2 rebonds, 11,2 passes, 1,9 interception. 5e total passes, 1er en moyenne.

Parmi les « prochains MJ », Kobe fut le plus proche.
Du style au fadeaway légendaire, il copia MJ.
Dominateur au lycée (30,8 points, 12 rebonds, 6,5 passes senior year).
Draft lycéen rare ; Jerry West l'échangea pour lui chez les Lakers.
Rookie en bench derrière Eddie Jones (7,6 points), mais Slam Dunk Contest winner.
All-Star dès la saison 2, avec Shaq, Jones, Van Exel.
Trades libèrent du temps : explosion.
Trois titres consécutifs (saisons 4-6).
Conflit Shaq-Kobe mène à la séparation ; Lakers en crise, retour en grâce 2009-2010.
Blessures freinent la fin. Carrière : 25 points, 5,2 rebonds, 4,7 passes, 1,4 interception.

Si Kobe était le « prochain MJ », Penny fut le « prochain Magic ».
Phénomène universitaire : 22,8 points, 8,5 rebonds, 6,4 passes freshman à Memphis State.
Drafté 3e en 1993, échangé contre Webber à Orlando.
Avec Shaq, duo Magic-Kareem revisité. Entourés d'Anderson, Scott, Grant.
Saison 2 : battent MJ en playoffs, Finales perdues vs Rockets.
Suivante : Conférence Est, mais stoppés par Bulls. Shaq part.
Blessures (genou, pied) ruinent la suite.
À Phoenix avec Kidd (« Backcourt 2000 »), puis Knicks, Heat. Retraite précoce.
Carrière : 15,2 points, 4,5 rebonds, 5 passes, 1,6 interception.