Passionné d'histoire du golf, découvrez le parcours exceptionnel de Phil Mickelson.

À l'approche de ses 50 ans en 2020, il est pertinent de retracer la carrière impressionnante de Phil Mickelson, golfeur professionnel. Suivre son parcours a toujours été captivant : excitant, frustrant, exaltant ou angoissant, mais jamais ennuyeux.
Phil Mickelson a explosé sur le circuit PGA en 1991 en remportant le Northern Telecom Open en tant qu'amateur, après une carrière universitaire exceptionnelle à Arizona State. Devenu professionnel en 1992, il a rapidement enchaîné les victoires, bien qu'il ait dû attendre pour conquérir un majeur.
En 1996, l'arrivée de Tiger Woods a dominé le Tour. Mickelson, principal rival, attirait des galeries presque aussi imposantes que celles de Woods, malgré l'absence de majeur à cette époque.
Phil a ensuite brillé avec des victoires majeures : Masters 2004, PGA Championship 2005, Masters 2006, un troisième Masters en 2010 et l'Open Championship 2013. Au total, 5 majeurs et 44 victoires PGA, tandis que les soucis de Woods boostaient sa popularité.
La domination de Tiger s'explique par sa constance élite. Celle de Phil repose sur son charisme : 44 victoires PGA, mais surtout une audace légendaire. Comme il l'a dit : « Un bon coup, c'est quand vous le réussissez ; un coup intelligent, c'est quand vous n'avez pas le courage de l'essayer. » Cette mentalité « go for broke » a créé du spectacle.
Ses moments iconiques incluent l'eagle au 13e trou du Masters 2010 ou le green en deux au 17e du British Open. Mais aussi des drames, comme l'US Open 2006 à Winged Foot : lead d'un coup au 18, double bogey après un drive risqué et un arbre malchanceux.
Avec Phil, tension garantie : jamais à l'aise en tête, impossible à écarter en déficit.

Son dévouement aux fans est célèbre. Selon Joe Posnanski (Golf Channel, 2013) : « Il signe des autographes 20 minutes par jour, donne de gros pourboires, sourit, parle aux enfants. Les marshals l'adorent. »
Un golfeur audacieux et fan-friendly : cela évoque Arnold Palmer. La légende Palmer est décrite comme ayant forgé « Army's Army » par son style swashbuckling.
Golfweek (Adam Schupak, 2016) : « Comme Elvis, 'The King' signait chaque autographe, serrait chaque main, connectait avec sa galerie. »
Comparaisons carrière : 7 majeurs pour Palmer (4 Masters), 5 pour Phil (3 Masters). Succès majeurs au Masters pour les deux.
Déceptions à l'US Open : Phil jamais vainqueur (6 deuxièmes), Palmer champion 1960 mais collapses 1966 et playoff perdu 1962 vs Nicklaus.
Palmer : 17 top-2 majeurs ; Mickelson : 16. US Open leur talon d'Achille.
Hors green, passion commune pour l'aviation : pilotes privés, Mickelson volant de Pennsylvanie à San Diego pour le diplôme de sa fille en 2016 US Open.
Injuste de comparer à Palmer, pionnier TV boostant le golf. Pourtant, Mickelson excelle par audace et fans.
Sa carrière, unique, continue. Un verre « Phil » viendra-t-il ?

Arleen Vazquez le 08 septembre 2020 :
Très intéressant et perspicace
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