Journaliste chevronné avec plus de 50 ans d'expérience en radio et presse écrite, je continue d'écrire avec passion jusqu'à mon dernier souffle.

Depuis le XVe siècle, hommes et femmes, parfois dotés de bon sens, frappent une petite balle sur des hectares de terrains improductifs, tout en prétendant s'amuser. Cet article offre un regard ironique et documenté sur les reproches adressés au golf en matière de santé, de relations humaines et d'environnement.
Les Écossais ont beaucoup à se reprocher : cornemuse et haggis en tête. Mais rien ne surpasse l'invention du golf. Au XVe siècle, les habitants d'Édimbourg se mirent à taper des cailloux avec des bâtons sur les dunes. Ce loisir devint si populaire que des soldats négligèrent leur entraînement pour contrer les Anglais.
Le roi James II, dit "Fiery Face", l'interdit en 1457 pour cause de frivolité. Le monde fut presque sauvé des golfeurs bedonnants en pantalons citron et chemises fluo. Hélas, James IV leva l'interdiction, laissant les "veuves du golf" pointer le coupable.

Selon les statistiques du National Health Statistics Report relayées par Golf Support, voici un aperçu des risques sur les parcours américains :
"Un golfeur irlandais, cherchant sa balle dans un fossé, fut mordu par un rat après une urination. Il termina son parcours mais mourut deux semaines plus tard d'insuffisance rénale due à la maladie de Weil, transmise par les rongeurs."
Résumé du golf
La situation s'aggrave : de nombreux golfeurs, sous bêta-bloquants, anticholestérol ou anticoagulants, risquent un infarctus en pataugeant dans un bunker. L'American Heart Association note un taux de survie inférieur à 5 % sur le parcours, loin des urgences rapides. Par ailleurs, la foudre frappe 8 à 9 golfeurs par an aux États-Unis.

Le golf ruine des relations, comme l'atteste le Golf Widows Club, dirigé par Cynthia Hoff, épouse délaissée. Elle conseille les femmes liées à des maris obsédés par les greens, absents plus souvent qu'à la maison ou au bureau.
En Australie, "Lewem" se plaint sur mumsnet.com : un an après le mariage, son époux passe 4 à 5 heures quotidiennes sur le parcours ou devant la TV golfique. La thérapie de couple a échoué, menant au divorce. Une autre témoigne sur mamamia.com.au : du golf occasionnel à une obsession totale.
Ce gazon impeccable exige des intrants massifs pour contrer la nature. Tourism Concern chiffre : un parcours tropical moyen consomme 1 500 kg d'engrais, pesticides et herbicides par an, autant d'eau que 60 000 ruraux en Thaïlande.
"Un membre d'un country club virginien mourut d'une allergie grave à un pesticide après maux de tête, fièvre et éruptions."
Résumé du golf
À Las Vegas (4 pouces de pluie/an), chaque trou requiert 139 gallons d'eau par golfeur (Fast Company). Avec 59 parcours, le désert est repoussé à grands frais.

En 2019, 24,3 millions d'Américains jouaient au golf, contre 303,9 millions qui s'abstenaient. Coût prohibitif : 61 $ en moyenne pour 18 trous (National Golf Foundation), hors équipement.

Clubs débutants : 250-350 $. Haut de gamme comme TaylorMade P790 Ti : 3 150 $. Vêtements : chaussures 90-200 $, chemise 50-100 $, pantalon 60-100 $. Balles : 5 $ l'unité. Adhésions : dès 2 000 $/an, jusqu'à 450 000 $ + 25 000 $/an au Liberty National (avec héliport... et Rudy Giuliani).
Groucho Marx : "Je n'adhérerais jamais à un club qui m'accepterait comme membre."
Ce contenu repose sur des faits vérifiés et ne remplace pas un avis médical ou professionnel qualifié.
Rupert Taylor (auteur), Waterloo, Ontario, 27/12/2020 : Mon Dieu Peggy, si la dernière ligne vous amuse, la solitude texane doit parfois peser.
Peggy Woods, Houston, Texas, 27/12/2020 : Ha ha ! J'ai ri à plusieurs reprises, surtout la fin. Mon mari jouait, j'ai essayé, mais pas accro.
Miebakagh Fiberesima, Port Harcourt, Nigeria, 26/12/2020 : Article captivant. Au Nigeria, golf élitiste. Remarque sur Trump injuste.
John Hansen, Australie, 26/12/2020 : J'ai joué deux fois, convaincu de ne recommencer. Kim Jong-il hallucinant !
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