Buster Posey, figure emblématique des Giants de San Francisco, a marqué l'histoire de la MLB par son talent et son leadership.

Le 4 novembre 2021, Gerald Dempsey « Buster » Posey III a annoncé sa retraite, surprenant les fans de la Bay Area. Cette décision intervenait après une saison record pour les Giants, avec plus de victoires que jamais dans leur histoire. Posey avait retrouvé une forme rappelant ses jeunes années, menant l'équipe sur tous les fronts.
Bien que surprenante, cette retraite n'était pas inattendue. Les blessures accumulées en tant que receveur de MLB limitaient sa longévité. Les Giants avaient drafté Joey Bart en 2018 et Patrick Bailey en 2020, tous deux au premier tour. Le staff avait observé la douleur de Posey et sa préparation intensive avant chaque match.
La saison 2021 exceptionnelle, avec une course serrée contre les Dodgers, n'avait laissé aucune place pour anticiper la succession. Dans une pennant race critique, promouvoir un jeune receveur était impensable.
Lors de sa conférence de presse, Posey a cité deux raisons principales : sa famille, avec deux paires de jumeaux nécessitant sa présence de février à octobre ; et les douleurs croissantes (hanche, cheville, dos), qui avaient entamé sa joie de jouer. Son repos en 2020, saison écourtée par la COVID-19, expliquait sa grande forme en 2021.
Triste pour les fans et l'organisation, cette retraite était positive : rare privilège de partir aux conditions choisies. Les Giants étaient prêts à lui offrir 22 millions de dollars pour 2022. Contrairement à bien des vétérans aigris, Posey quitta les Giants acclamé par tous, laissant un contrat sur la table.

Buster Posey excellait dans tous les aspects : frappeur de moyenne et de puissance, défenseur d'élite avec un bras précis, et receveur gérant seulement 27 passed balls en carrière.
Arrivé avec une maturité rare, il gagna immédiatement le respect des lanceurs vétérans. Mike Krukow nota comment il adaptait ses interactions à leurs personnalités pour optimiser leurs performances.
Travailleur acharné, Posey analysait l'opposition en profondeur et maîtrisait l'art du game-calling. Clayton Kershaw confia que les frappeurs Dodgers rentraient frustrés, incapables de percer ses schémas.
Constant malgré les blessures, il ne se plaignait jamais. Après sa fracture de cheville en 2011, il remporta le MVP et le titre de frappeur en 2012. Post-opération à la hanche en 2018, il brilla en 2021.
Intelligent, il anticipait les pensées des lanceurs, combinant préparation et lecture en situation réelle, comme le souligna Jake Peavy.
Moments iconiques : grand chelem en NLDS 2012 (match 5 vs Cincinnati), HR décisif en World Series 2012 (match 3 vs Tigers), 4 hits en NLCS 2010 (match 4 vs Phillies).
Sa carrière incarnait constance et leadership discret, impactant surtout les lanceurs mais inspirant toute l'équipe. Larry Baer qualifia d'« ère dorée » la période initiée par son arrivée en 2010. Numéro 28, il impacta instantanément les Giants.

Retraité, Posey est éligible en 2027 via les votes de la Baseball Writers' Association of America. Critères subjectifs : stats brutes/statistiques, récompenses, succès d'équipe, caractère.
12 saisons seulement (2009 partiel, 2011 écourté à 45 matchs après collision avec Scott Cousins). 10 saisons >100 matchs, 6 >114. Stats brutes modestes : 1500 hits, 158 HR, 729 RBI.
Stats élites : AVG .302 (supérieur à 11/16 catchers HOF, dont tous sauf 5 ; Piazza seul ère moderne). OPS .831 > Simmons et Rodriguez (derniers élus).

ROTY, MVP, batting title, Gold Glove, 5 Silver Sluggers, 7 All-Star. Supérieur à Carter (3 GG, 5 SS, 11 AS, sans MVP/title/ROTY) ou Simmons (1 SS, 8 AS).

3 World Series. Succès d'équipe pèse : Koufax/Drysdale (Dodgers) entrés malgré stats modérées, grâce à impact perçu. Giants sans autres HOFers ; Posey leader clé, boostant coéquipiers. Contrairement à Posada/Pettitte (Yankees star-studded).

Exemplaire : admiré par pairs/front office. Famille prioritaire, philanthrope (UCSF pediatric oncology). Écrivains l'adorent, per Alex Pavlovic.

Qualifié partout sauf cumulatifs. Parc défavorable (Oracle Park : ~100 HR perdus), position usante expliquent courts totaux. Impact global immense, dixit Bochy : « Personne n'a autant influencé le jeu une décennie. »
Focus sur victoires/classe/modèle. Carrière quasi-parfaite, trop courte. Comme Gale Sayers : « Son semblable ne sera plus revu. »
